jeudi 11 juillet 2013

Listen to the silence

 
       Je réalise alors que le temps passe, qu'il s'écoule sans que l'on puisse y faire quelque chose. Je quitte le lycée et le monde scolaire avec pour me rapprocher de la vie professionnelle. Je quitte cette vie que j'ai toujours connue, les samedis à la maternelle, préférés à rester chez moi, les tamagochis et fiches Didl de l'école primaire. L'ennui du collège, la découverte, puis le lycée. Cet établissement tant hait et aimé. Le parc et ses ballades digestives, le champs d'à coté auquel je m'étais promis de retourner, ce bisou volé devant la table de ping pong un lundi matin, et ce dernier devant la salle 222, un lundi matin également. Le bus de 17h59. Les cours de philosophie dans l'herbe, les longs cours d'algorithmes, la queue interminable du self, la fontaine, la bataille d'eau... La ses du jeudi matin en 228, la salle rouge, celles de sciences dans lesquelles on en a chié, la 207 qui marqua notre premier cours de seconde, et enfin la 215 qui marqua le tout dernier.
       Tous ces endroits du lycée qui m'ont marquée... Je réalise alors que c'est un monde qui s'effondre et s'efface, laissant place à une nouvelle vie, encore trop floue pour l'imaginer. Il est terrible de voir à quel point les lieux sont associés à des souvenirs profondément gravés. Et le temps continue de s'écouler.
 
"The bad news is that time flies. The good news is that you're the pilot"

9 commentaires:

Towanda a dit…

#Cashback

Ayana a dit…

Je trouve cet article très bien rédigé, j'aime particulièrement et je comprends tout à fait ton point de vue. Il est parfois difficile de tout quitter, de quitter ces lieux qui nous rappellent tellement de souvenirs au fil des années et auxquels on s'est beaucoup attachés. Mais n'est-il pas parfois nécessaire de justement les quitter un jour pour pouvoir commencer une nouvelle vie par après, partir sur de meilleures bases? Je le pense. C'est une étape de sa vie, il faut pouvoir en débuter une nouvelle désormais. Et puis je suis persuadée que ces souvenirs seront toujours en toi, dans ta mémoire. Tu vas simplement désormais en créer de nouveaux ailleurs et tu as encore toute la vie devant toi.

J'aime particulièrement tes articles en tout cas.

Bises,
Ayana

Pau* a dit…

Très jolie texte, et surtout très vrai. J'espère qu'il ne t'arrivera pas la même chose qu'à moi, mais même si tu n'es plus au lycée, quoi qu'il arrive les souvenirs restent, même si les gens changent et tout ça, c'est clair le temps défile et n'attend personne mais le temps n'efface rien..

Ayana a dit…

Bonsoir,

Je te remercie de ton abonnement en passant et de ton gentil commentaire.
Je te comprends tout à fait, une fois de plus. Ce n'est pas toujours facile, car la "vraie" vie commence en quelque sorte. Mais cette innocence enfantine, ne partira pas d'aussi tôt.

Oui, j'ai tellement hâte d'y être si tu savais! Quel âge as-tu? D'où viens-tu?

A bientôt,
Ayana

Mab a dit…

"Haaaa, c'est si mignon et bien écrit :') Ton blog a l'air sympa, je vais m'abonner :D A bientôt :)"

Aaaww merci ^^

Solveil a dit…

C'est très touchant comme texte... Et puis les photos sont superbes!

Solveil a dit…

PS : je t'ai taggué ici :
http://solveil.blogspot.ca/2013/07/11-questions.html

Passe une belle journée :)

Saou a dit…

Alalal finalement cela me rend un peu nostalgique le lycée :') "Hait et aimé" tellement vrai. Mais finalement je suis contente que ce soit fini, puisque maintenant je me concentre enfin sur ce que j'aime.
Tu ne regretteras pas le lycée mais tu seras un peu nostalgique comme moi je pense :) Si le temps ne s'écoulait pas, la vie n'aurait plus de piment :D
Hihi, et puis elles sont cools tes photos, la lumière est bien!

Bisoux,
Saou.

Pau* a dit…

C'est long et assez compliqué à expliquer. En fait si tu veux l'an dernier j'habitais à Bédarieux (un petit bled paumé à coté de Montpellier) et cette année je suis à Toulouse, sauf que tous mes potes du lycée sont partit à Montpellier. Et depuis quelques temps ils me reprochent pleins de trucs, comme quoi je suis devenue une meuf superficielle par rapport à ce qu'ils voient sur fb (Photos, statuts) et tout ça. Sauf que j'ai toujours été comme ça à poster pleins de photos et de statuts, et avant forcément ça les dérangeait pas vu que c'était eux dans mes posts et photos, mais maintenant que c'est plus eux ils me tombent dessus en disant que j'ai changé, ils me critiquent dans mon dos. Alors que moi j'ai jamais critiqué ni jugé personne. Au début de l'année je prenais des nouvelles et personne m'en donnait, après faut pas s'étonner aussi. J'ai l'impression que mon bonheur dérange que le fait que je sois à Toulouse, que j'ai une nouvelle bande d'amis dérange alors que je les oublie pas, bien au contraire, je suis même descendue tous les voir à Montpellier aux vacances d'avril, et eux.. Personne n'est venu. Fin bref ça me fait rire, mais ça aussi c'est la mentalité des petits villages, des que tu t'éloignes de leur cercles d'amis, ça critique, parce que tu restes pas comme eux. Grosse différence de mentalité. C'est affolant. Hier j'étais au plus mal, une de mes meilleures potes du lycée m'est tombée dessus et le pire c'est que ses arguments ne tiennent pas la route, à la limite tu veux pas voir mon fil d'actualité tu masques et basta, mais tu viens pas m'insulter de petite conne prétentieuse et de fille à papa qui n'aime pas la critique. Fin bref, les gens changent et il faut se méfier. Quand on dit que les vrais amis se comptent sur les doigts de la main, ce n'est pas une connerie..