" Est-ce que ça va mieux, est-ce que c’est léger comme une bulle de laisser son corps juste là, tel un vêtement abîmé que l’on ne peut plus porter ? C’est fini ce poids qui écrasait ton sourire ? qui écrasait ton ventre, qui t’écrasait ? Tu as pu t’échapper, dis ? Avec ton sourire en poche, maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi ? "
vendredi 27 septembre 2013
Le bleu est une couleur chaude
Parfum de :
Autoportrait,
Blue,
Photographie,
Portrait
samedi 14 septembre 2013
We only said goodbyes with words, I died a hundred times
"Behind the dreams of mastery, love dies silently, torn to the flesh as the fire bleeds, echoes of history. I'm ready to start the conquest of spaces, expanding between you and me. Come with the night the science of fighting the forces of gravity"
Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne
Parfum de :
Animaux,
Black and White,
Bretagne,
Instant musique,
Photographie
vendredi 16 août 2013
Qu'elle est belle ton absence, à ne me laisser rien
Putain de montagne qui me manque
Sur mon lit il ne reste plus rien. J'ai retiré mes draps, mon oreiller tant chéri, ces objets indispensables qui ornaient cette pièce. Ma pièce. Deux trois photos, des posters, quelques CDs, mon radio réveil que je me suis toujours empressée d'éteindre, ma lampe de chevet, tombée une dizaine de fois de mon lit, qui lui date de ces années maternelles. Dans ma chambre il ne reste plus rien. J'ai pris mes affaires, tout jeté dans un pauvre sac. Je suis là dedans, je me suis dit. Je pars. Jolie petite histoire.
Au revoir petit lit, duquel j’apercevais les étoiles en ces beaux jours d'été, quand je laissais mes volets ouverts, duquel j'accueillais mes chats réclamant des câlins après avoir grimpé jusque ma fenêtre. Dans lequel j'ai dormi, serrant fort la main de ma soeur après le cambriolage, depuis lequel je pouvais voir les parents rire en ces soirs de réceptions dans la véranda. Putain d'enfance, tu sembles si loin désormais. Me voilà dans un sac Leclerc, prêt à être vidé dans une nouvelle chambre, un nouvel appartement, une autre ville, un nouveau monde. Une nouvelle vie.
Je me sens lourde, plus que jamais mes épaules me pèsent. Tous ces souvenirs pré-bac, sont si éloignés, et le thé à la menthe qu'on prenait dans la véranda, je le revivrai ? Et le bus de 7h33, ce putain de bus, je le reprendrai ? En vidant cette chambre qui me suit partout depuis près de 10 ans, ou moins, ou plus, je ne sais plus, j'ai l'impression de me vider moi même de tout ces souvenirs qui hantent ces lieux. Chaque chose à son histoire. J'ai l'impression que je dois me vider de ces souvenirs pour pouvoir vivre, et survivre, changer, partir, commencer, recommencer, parler, observer, rencontrer. Putain de sablier, tu te vides trop vite.
Parfum de :
Jeracontemavie.com,
Photographie,
Vous avez dit étudiante?
lundi 5 août 2013
Finding Home
Aujourd'hui je prends seule le tram sans avoir peur des autres, je me ballade dans les rues de Nantes, je mange des salades, je prends des douches froides et j'apprécie ça. Je conduis parfois, je cours le dimanche matin, j'ai quitté le lycée, j'ai eu peur, pour rien, mais j'ai eu mon bac. Je ne mange plus n'importe comment, je regarde les étiquettes, j'ai
réalisé que je vivais dans une bulle. J'ai cassé cette bulle. Il y a des
Do To Lists accrochées dans ma chambre, et des feuilles
administratives, j'ai écrit des lettres de motivation, un CV.. J'ai défait mon lit, rangé mon réveil, pris quelques photos qui décoreront mon appartement, tout casé dans un sac. J'ai déposé tout ça, loin de chez moi. Bientôt je ferai mes courses seule, je dormirai au 6ème étage, et j'irai au marché. Bientôt je ne serai plus une enfant, c'est définitif.
Parfum de :
Jeracontemavie.com,
Lycée,
Photographie,
Vous avez dit étudiante?
dimanche 28 juillet 2013
jeudi 11 juillet 2013
Listen to the silence
Je réalise alors que le temps passe, qu'il s'écoule sans que l'on puisse y faire quelque chose. Je quitte le lycée et le monde scolaire avec pour me rapprocher de la vie professionnelle. Je quitte cette vie que j'ai toujours connue, les samedis à la maternelle, préférés à rester chez moi, les tamagochis et fiches Didl de l'école primaire. L'ennui du collège, la découverte, puis le lycée. Cet établissement tant hait et aimé. Le parc et ses ballades digestives, le champs d'à coté auquel je m'étais promis de retourner, ce bisou volé devant la table de ping pong un lundi matin, et ce dernier devant la salle 222, un lundi matin également. Le bus de 17h59. Les cours de philosophie dans l'herbe, les longs cours d'algorithmes, la queue interminable du self, la fontaine, la bataille d'eau... La ses du jeudi matin en 228, la salle rouge, celles de sciences dans lesquelles on en a chié, la 207 qui marqua notre premier cours de seconde, et enfin la 215 qui marqua le tout dernier.
Tous ces endroits du lycée qui m'ont marquée... Je réalise alors que c'est un monde qui s'effondre et s'efface, laissant place à une nouvelle vie, encore trop floue pour l'imaginer. Il est terrible de voir à quel point les lieux sont associés à des souvenirs profondément gravés. Et le temps continue de s'écouler.
"The bad news is that time flies. The good news is that you're the pilot"
Parfum de :
Autoportrait,
Jeracontemavie.com,
Photographie,
Portrait
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